LES PRINCIPALES RESSOURCES FORESTIÈRES À TRAVERS LE MONDE

La découverte de la fabrication de cellulose à partir du bois fut une aubaine pour les pays scandinaves, riches en ressources forestières et dotées d’industrie chimiques fleurissantes, d’énormes réserves d’eau. Ce fut donc là que se développèrent les premières grandes unités de production, soutenues par une marine marchande efficace et profitant de la proximité de deux énormes marchés, à savoir l’Allemagne et l’Angleterre. L’exploitation de cette ressource « gratuite » ne mit pas longtemps avant de s’approprier la Russie, la plus grande forêt naturelle du monde, et ensuite, le Canada qui était justement en train de se découvrir. Ces pays nordiques ont tous un grand avantage technique. Le climat rude et froid fait en sorte que les arbres mettent longtemps à croître ; par exemple un sapin met environ 60 ans pour arriver à sa maturité dans le sud de la Suède mais au-delà de 100 ans au nord. Ceci donnes des fibres très serrées et très solides. En Europe centrale, le même arbre ne met que 35 à 40 ans mais les fibres sont moins résistantes. Aux Etats-Unis, les dimensions du pays font en sorte que des forêts du type nordique poussent au nord mais le climat du sud favorisent la poussée rapide surtout de pins.

Jusque dans les années 1970, ces régions dominaient l’industrie forestière sur le plan mondial, non seulement pour la pâte à papier mais aussi et surtout pour le bois scié. L’Europe continental était assez pauvres en forêts ; l’Espagne avait pratiquement éliminé toutes se belles forêts de chêne pour construire la Grande Armade à la fin du 16ième siècle et Napoléon avait fait presque autant pour construire sa flotte. Les forêts étaient maintenues surtout pour la chasse et les paysans se concentraient sur le bétail et les céréales, donc le défrichement des forêts ne ralentissait pas. Au Portugal, on a expérimenté avec l’eucalyptus, essence importée de l’Australie et on a découvert que cet arbre pouvait pousser sur les terrains les plus pauvres et arriver à maturité beaucoup plus vite qu’ailleurs en Europe, ne nécessitant que 16 ans en moyenne. Fort de leur succès, les Portugais ont inspiré leurs cousins brésiliens à faire des essais. Les résultats furent surprenants. Le climat brésilien, chaud et humide, fut exactement ce que fallait pour les eucalyptus qui ne mettaient plus que 7 ans pour arriver à terme. Ensuite, vers les années 1990, on fit des essais en Indonésie et là, la croissance fut foudroyante : 4 ans et aucune défaillance de résistance mécanique des fibres. En même temps que l’eucalyptus, on essaya l’acacia, avec autant de succès.

L’Amérique du Sud et l’Asie sont devenus l’avenir de l’industrie papetière car on assiste à une rotation ultrarapide, ce qui implique des coûts de production nettement inférieurs à ceux de l’hémisphère nord et, en somme, des superficies forestières nettement moins importantes pour soutenir des capacités plus élevées.

Le papier demande un mélange savant de différentes sortes de fibres. Des fibres longues, issues de bois résineux, qui ressemblent en quelque sorte à des lacets de chaussure, donne la meilleure résistance mécanique et la meilleure source est le bois résineux nordique (l’épicéa et le pin) qui met jusqu’à un siècle pour atteindre sa maturité. Les fibres courtes proviennent de bois de feuillus. Dans le nord, on utilise surtout le bouleau et l’hêtre tandis que dans l’hémisphère sud, ce sont l’eucalyptus et l’acacia qui dominent. Ces bois donnent des fibres qui donnent de l’épaisseur au papier et aussi le pouvoir absorbant dont ont besoin les papiers hygiéniques.

Pour toute l’industrie de pâte, l’important est d’avoir du bois à portée de main. L’industrie est propriétaire d’importantes superficies de forêt mais achète aussi à des forestiers indépendants. On n’a pas attendu la première conférence mondiale sur l’environnement pour comprendre l’importance d’avoir des sources renouvelables et durables. En somme, il a toujours été primordiale de ne jamais couper plus de bois par hectare que ce qui pousse sur une année. Par exemple, en Finlande, la croissance moyenne des épicéas est de l’ordre de 1,3 mètres cubes de bois par an et par hectare. Afin de maintenir voire même augmenter les réserves de bois, on ne coupe que sur base d’environ 1 mètre cube par hectare. A l’autre extrémité de l’échelle, les eucalyptus brésiliens peuvent pousser au taux de 60 m3 par hectare et on peut facilement en couper au-delà de 50. Pour soutenir une production annuelle égale, on voit qu’une usine de pâte nordique a besoin de faire appel à une superficie forestière jusqu’à 40 fois plus importante que son homologue sud-américain. L’agrandissement et la modernisation des usines scandinaves, surtout en Suède, font que le pays est obligé d’importer du bois depuis l’étranger – par exemple depuis la Russie et la Pologne – pour satisfaire à ses besoins et pour assurer la pérennité des ses propres forêts.

La Russie dispose des plus grandes forêts d’Europe. Non seulement, la Russie est de loin le plus important fournisseur des bois scié à l’Europe occidentale, mais elle est aussi le plus grand fournisseur du Japon. Les étendus sont si vastes qu’il n’est à peine nécessaire de replanter des arbres et le travail de la reforestation est laissé aisément à la nature. Dans tous les autres pays, la règle générale est de planter 4 arbres pour chacun abattu. Au fur et à mesure de la croissance des plants, on élimine 3 sur les 4 pour laisser le mieux portant pousser jusqu’à la maturité. Il est frappant de voir les pousser les semis d’épicéa dans les pépinières au Canada, car il faudra attendre 4 ou 5 générations de forestiers avant que l’arbre ne soit prêt à servir ; on assiste ainsi à un véritable pari sur l’avenir.

Il faut ainsi mettre fin aux accusations qui prétendent que l’industrie de la pâte détruit les forêts. Il est indéniable que l’industrie coupe du bois, exactement comme un fermier moissonne des céréales. La similitude continue car ensuite, si le fermier re-sème ses champs, les forestiers replantent des arbres. Le cycle des arbres est nécessairement plus long que celui des céréales, mais le principe est identique. La forêt ne disparaît pas à tout jamais mais, au contraire, son avenir est garanti.

RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT

Il est indéniable qu’à un certain moment, l’industrie de la pâte à papier, surtout, et l’industrie du papier ne furent guère respectueux de l’environnement. Trop facilement, on utilisait trop d’eau, on déversait tout dans les rivières, les lacs et les océans sans trop s’en faire. C’était comme si il y avait trop de nature, trop de poissons, trop d’animaux et trop besoin d’économiser sur les infrastructures industrielles. Si l’on examine, par exemple, la mer baltique, on trouve que les fonds au large des côtes suédoises sont complètement recouverts de vase industrielle qui a littéralement étouffé la vie marine, donc très importante pénurie de poisson. Heureusement, les défenseurs de la nature ont tiré la sonnette d’alarme et l’industrie a fait preuve d’une certaine responsabilité en faisant le nécessaire pour épurer et re-oxygéner l’eau avant de la remettre dans la nature et on a réussi à renverser la détérioration de la mer. Idem pour les rivières et les lacs.

En Amérique du Nord, on pu assister à un scénario quasiment identique. En Colombie Britannique, au Canada, Greenpeace a monté une énorme campagne pour forcer les usines à épurer leurs déchets. Si les usines établies le long des fleuves principaux avaient déjà fait le nécessaire, afin de protéger la pêche au saumon, les usines établies le long de la côte pacifique se contentaient de tout jeter dans l’océan, croyant sans doute que les produits chimiques disparaîtraient dans la masse d’eau. Malheureusement, cela ne fut pas le cas car tout au long des côtes, on put assister à la disparition progressive des poissons et des animaux marins et une désertification croissante. Grâce à Greenpeace, les usines ont abandonné le blanchiment au chlore élémentaire et ont installé des étangs d’épuration. L’eau remise dans la nature est sujette à de sévères contrôles effectués par des laboratoires indépendants. Les amendes, en cas de dépassement des limites autorisées, sont beaucoup plus salées que l’eau de mer !

Une usine de pâte, utilisant le procédé dit « kraft », de loin le plus commun, est parfaitement autonome en ce qui concerne l’énergie. Lors de la cuisson du bois, on en retire les phénols et la résine, que l’on brûle, souvent mélangés à l’écorce du bois et à d’autres déchets. Cette combustion produit de la vapeur qui fait tourner les turbines de l’usine et, dans beaucoup de cas, l’usine est même vendeuse d’énergie électrique aux réseaux nationaux.

Le respect de l’air est aussi devenu un élément incontournable des usines de pâte. L’utilisation de produits basés sur le souffre produit des odeurs désagréables et toute installation moderne ou modernisée est équipée des filtres pour diminuer autant que possible ce qu’appellent les Suédois « le parfum de l’argent ». Ceci fait allusion au fait que si on peut sentir l’usine, elle est en marche, donc elle gagne de l’argent.

Les forêts « industrielles » sont loin d’être nocives pour les animaux – au contraire. La chasse est normalement interdite dans les forêts, car la présence de balles perdues dans les rondins pourrait occasionner de graves dégâts et blessures lors du sciage ou du déchiquetage en copeaux, et donc les animaux ont tendance à se réfugier là où les chasseurs ne mettent plus les pieds. Il est vrai que lorsque l’on abat un arbre, on détruit en même temps des nids d’oiseaux ou des territoires de divers animaux mais il ne faut pas oublier que les étendus de forêts sont vastes et que les animaux sont tout à fait capables de migrer. En Colombie britannique, on a étudié les migrations des caribous ainsi que leurs habitudes alimentaires. Les caribous sont tout particulièrement friands de lichens qui poussent sur les branches des épicéas. Depuis quelques années, on tient compte de cela lorsqu’une zone est destinée à la coupe et on fait exprès de laisser les arbres porteurs sur les chemins traditionnels des animaux. Au Brésil, on a étudié la myriade d’insectes et d’animaux qui habitent les forêts et, de part d’astuces diverses, on fait en sorte que les différentes espèces se contrôlent elle-même ou bien qu’elles soient attirées dans des zones prédéterminées. On peut ainsi assister aux différents cycles de la cohabitation des espèces qui se déroulent sans aucune intervention humaine. Il est donc très important de comprendre que les forestiers collabore avec la nature et sont loin d’en être les bourreaux comme le prétendent certaines associations.

Venons au mythe que l’on détruit les forêts amazoniennes pour en faire du papier ou même des Pampers. Belle invention avec un effet publique garanti. Le seul problème, c’est que la plupart des usines de pâte brésiliennes se trouvent à plus de 2'000 kilomètres du bassin amazonien ; il n’y a donc aucun intérêt à y aller prendre du bois. Par contre, il s’y trouve des essences plus nobles, par exemple l’acajou, qui en sont extraites mais jamais par des sociétés productrices de pâte à papier. Il est vrai que la forêt amazonienne disparaît à un taux élevé mais la responsabilité est ailleurs. Si l’on survole l’Amazonie la nuit, on peut voir toute une quantité d’incendies. Il s’agit là principalement d’éleveurs de bétail à la recherche de nouveaux pâturages. On brûle des la forêt, il y pousse de l’herbe, on engraisse le bétail. Le seul problème est que pendant la saison de fortes pluies, la terre est emportée par l’eau et plus rien n’y pousse. La seule solution pour le fermier est d’aller brûler une nouvelle superficie pour la saison suivante. La viande est une denrée rentable pour le fermier brésilien car la demande à l’étranger est en croissance constante et fait gagner des devises. La viande est excellente mais on ne la soupçonne pas d’être une des raisons de la déforestation amazonienne.

Autre mythe : on n’utilise pas de gros arbres pour faire de la pâte à papier. En général, on ne peut dépasser un diamètre de rondin supérieur à 30 cm. Tout ce qui dépasse cette dimension va surtout vers les scieries, car la valeur du bois scié est beaucoup plus élevée que celle pour du bois de papeterie. Il y a quelques années en arrière, Greenpeace Allemagne a publié une fausse édition du magazine « Der Spiegel », voué à dénoncer l’industrie de la pâte et du papier. La couverture fut un dessin d’un saumon déformé par les effets nocifs des eaux usées d’une usine de pâte au Canada ; on s’est demandé pourquoi un dessin plutôt qu’une photo ! Ensuite, on a publié une photo des restes de deux énormes séquoias, prétendant que les arbres servaient à fabriquer des Pampers. Ce bois est top cher et trop rare pour en faire de la pâte à papier – il sert surtout à la construction et à l’industrie de meubles. La dernière gaffe fut une photo d’un des directeurs de Greenpeace Allemagne qui recevait des représentants de l’industrie papetière allemande, lui-même installé confortablement derrière son immense bureau fait de blocs de bois contrecollés !

On estime qu’environ 75% des forêts européennes doivent leur existence au commerce du bois sous toutes ses formes, les autres 25% étant tout qui ce a survécu les siècles et le développement constant de l’agriculture. Les forêts remplissent un rôle primordial dans notre survie à tous. Les arbres consomment le CO2 et nous rendent de l’oxygène, mais jusqu’à un certain âge, après quoi le cycle se renverse et l’arbre consomme de l’oxygène et nous rend le dioxyde de carbone. Il est donc essentiel que la forêt soit constamment renouvelée pour promouvoir la présence des plants vigoureux et bénéfique pour l’atmosphère.

En Suisse, des études démontrent que l’état de santé de nos forêts est inquiétant. En grande partie, il s’agit tout simplement que les arbres sont trop vieux et l’assainissement serait assuré en remplaçant les vieux sujets par des jeunes plants. Le problème est que la nature du terrain, trop souvent montagneux, rend l’extraction du bois trop coûteuse pour trouver acheteur, donc on laisse littéralement pourrir la situation avec tous les inconvénients et maladies que nous connaissons. Ceci ne cherche pas à éliminer les gaz d’échappement du box des accusés mais tout simplement à dire que les causes ne sont pas aussi simples que certains le prétendent.

AUTRES MATIÈRES FIBREUSES

Si le bois est la source principale des celluloses utilisées pour l’industrie papetière. D’autres matières premières existent. Il y a tout d’abord les linters de coton, les petits polis qui restent attachés aux graines de coton après en avoir coupé les longues fibres qui partent vers l’industrie du textile. Le coton est une fibre très pure et très résistante qui remplace avantageusement les chiffons d’autrefois. Les sources principales du coton utilisé pour la papeterie sont les Etats-Unis, la Chine, l’Espagne et l’Israël. Cette pâte est utilisée pour la fabrication de papier pour les billets de banque, pour les documents fiduciaires, pour le beau papier d’écriture, pour les papiers sans acide, pour les papiers d’artistes, pour les filtres et pour beaucoup d’autres. Le coton est aussi utilisé pour la fabrication de certains produits chimiques utilisés dans l’industrie alimentaire et autres.

On utilise aussi la paille, le bagasse (tige de canne à sucre), le chanvre, le lin, l’alfa alfa, le bananier et, pendant la deuxième guerre mondiale, même des orties. Toute plante est source potentielle de cellulose – il s’agit surtout d’évaluer la qualité de la fibre, le rendement de la matière première et son coût comparatif. En même temps, il ne faut pas oublier sa disponibilité car autrement, les applications doivent être nécessairement limitées.

Nous entendons souvent parler des problèmes d’amiante dans les plaques de béton. Cette fibre est utilisée surtout pour donner un peu d’élasticité aux plaques et l’amiante résiste très bien à la composition très alcaline (pH de 13-14) du béton. Toutefois, le danger pour la santé de l’homme, en ce qui concerne l’amiante bleue, est élevé et depuis plusieurs décennies, on cherche d’autres fibres capables de donner le même effet. On a trouvé la fibre d’abaca, type de chanvre en provenance de l’Asie, le coton et, pour certaines applications, même de la pâte de résineux. Les problèmes majeurs sont que ces fibres ne sont pas aussi performantes que l’amiante et que leur coût est de loin supérieur mais, comme on le dit, la santé n’a pas de prix.

FABRICATION DE LA PÂTE À PAPIER

Sans vouloir entre dans un descriptif scientifique, la production de pâte à papier se passe de la manière suivante.

Le bois rentre de la forêt sous forme de rondins de bois d’une longueur allant jusqu’à 3 mètres et des diamètres entre 10 et 30 cm. Dans la forêt, on a déjà ôté les branches et les feuilles, lesquelles sont très souvent enfouillées dans le sol pour y remettre une partie des nutriments consommés par l’arbre durant sa croissance.

Une fois arrivé à l’usine, le bois est écorcé mécaniquement. L’écorce est récupérée et ensuite utilisé comme matière combustible pour la production de vapeur et d’énergie. Les bois écorcé passe ensuite dans un système de couteaux rotatifs qui réduisent le bois en forme de copeaux qui ressemblent à de gros chips. Ces copeaux sont ensuite entassés et on laisse travailler le soleil et l’humidité pour permettre l’élimination d’une partie des résines qui se trouvent naturellement dans le bois.

Ensuite, les copeaux sont chargés dans d’énormes cuves dans lesquelles on introduit également eau, produits chimiques et vapeur et le bois est cuit comme si dans un énorme autocuiseur. Cette cuisson sépares les fibres, dissout les résines et donne un produit plus ou moins brun qui ressemble à une mixture de flocons d’avoine. L’eau de cuisson est récupérée : on y récupère les produits chimiques tandis que la résine est envoyée aux chaudières où elle est brûlée. La cellulose est ensuite lavée à l’eau pure pour enlever les dernières traces des produits chimiques. Ensuite, il y a deux options. Pour les papiers et cartons d’emballage, on peut utiliser la cellulose telle quelle. Elle est naturellement brune et dans sa forme la plus solide. Par contre, pour les papiers d’impression, il faut blanchir la pâte. Ceci se fait pas moyen de dioxyde de chlore (genre de sel !), oxygène, ou peroxyde. L’utilisation de chlore élémentaire, nocif pour l’environnement, est presque inexistante de nos jours, sauf dans de toutes vieilles usines vouées à la disparition.

Une fois blanchie, la pâte est encore rincée et puis formée comme un épais carton qui est ensuite séché et découpé en grandes feuilles d’environ 60x80 cm et empilé pour former des balles d’environ 250 kilos. Ces balles sont souvent utilisées pour former des entités de 8 balles pour faciliter la manutention durant le transport vers les clients.

Le transport de la pâte se fait surtout par navire, car les pays producteurs se trouvent éloignés des leurs clients. Pour l’Europe continental, par exemple, la pâte est transportée sur des bateaux « sur mesure » contenant jusqu’à 30-40'000 tonnes à la fois. La marchandise est déchargée dans des ports spécialisés dont, par exemple, Livourne, Sète, La Pallice, la région d’Anvers, Bracke, Hambourg. De là, la pâte est envoyée vers les clients européens par chemin de fer, par péniche ou par camion, selon les capacités de réception de chaque destinataire.