Chantal Sébire, une femme de 52 ans souffrant d'une tumeur évolutive des sinus, incurable, a demandé à son avocat le droit de donner à son médecin de famille l'autorisation de pratiquer l'euthanasie.

Le vaste sujet de l'euthanasie voit le jour à nouveau.

Nous savons tous que le personnel hospitalier a parfois recours à l'euthanasie pour soulager des patients

atteints de maladies en phase terminale. Ceci se fait bien entendu sans aucune autorisation, sauf celle de la dignité humaine.

La demande a été rejetée, et Chantal Sébire projetait de se rendre en suisse où l'euthanasie est acceptée (l'aide au suicide).

Le Professeur Léon Schwartzenberg a écrit en 1977 un livre "Changer la Mort" où des patients atteints aussi de maux incurables se rendaient en Autriche dans une clinique, pour mettre un terme à leurs souffrances.

Le débat est à nouveau ouvert. Doit-on accorder l'euthanasie dans des cas spécifiques, ou pas?

Nicolas Sarkozy avait demandé un nouvel avis médical au Professeur Arnold Munnich à l'hôpital Necker avant que l'on se prononce sur le cas de Chantal Sébire.


On sait maintenant que Chantal Sébire a été retrouvée morte et qu'une autopsie est attendue pour déterminer les causes de cette mort.
Dommage que cette femme n'ai pas pu mourir dans la dignité, entourée des siens. Le refus de sa demande d'euthanasie ne pouvait que déboucher sur une situation comme celle-ci.

Doit on accorder le libre-arbitre au gens de décider de leur propre mort? Qu'en pensez-vous? Votre avis nous intéresse.